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LIBRE - And my cinema's empty

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Je suis un habitant d'Avalon.
◈ Date d'inscription : 15/12/2016
◈ Messages : 94
◈ Age : 24
◈ Orientation Sexuelle : Je me pose des questions sur mon orientation sexuel.
◈ Enfants : Mes frères et soeurs remplacent les enfants que je rêve mais dont je doute mettre au monde un jour.
◈ Profession : Cuisinière à L'Arabbiata + Joueuse de tennis amateur classée à l'ITF
◈ Crédits : privatna arhiva
Je suis un habitant d'Avalon.
Sam 21 Jan - 15:57
2017 ne commençait pas de la meilleure des manières à Avalon. En effet, des grippes virales circulaient, au point d'obliger le maire de la ville à accepter la demande du gouvernement britannique de placer la ville en quarantaine. Parce que des gens sont morts à cause de ce virus qui tiendrait son origine d'une ferme de la région. J'ai pris peur en écoutant les nouvelles à la télévision, et mes parents m'ont posé des questions quant à ce restaurant où je venais de signer un contrat d'apprenti cuisinière : L'Arrabbiata. Je ne connaissais pas la provenance de a nourriture utilisée pour élaborer les plats que nous servions, mais du peu dont j'avais vent il s'agissait de produits frais et si possible locaux. Nos émincés de poulet aux herbes méditerranéennes représentaient-ils un danger pour la population ? Nous préparions également du faisan, du canard aux agrumes confits et du foie gras prélevé sur les oies durant les fêtes de fin d'année. Et-ce que mes premières assiettes élaborées pour les clients de l'établissements pouvaient leur être fatales ? Dans l'affirmative, je serais bien verte de honte d'avoir mené ces personnes à l'hôpital. Ou pire !

Me retrouver cloîtrée dans la région m'exaspérait rapidement. Et mes entrainements à Birmingham ? Je ne pouvais plus m'y rendre, ça me frustrait gravement. Encore plus d'entendre la propriétaire du restaurant me dire que je serai payée moins car l'établissement va tourner au ralenti avec un chiffre d'affaires à la baisse, une fréquentation très basse et quelques jours de fermeture pour permettre aux services sanitaires de vérifier la conformité de nos stocks. Moi qui avais mis les petits plats dans les grands pour offrir un très beau cadeau au plus petit des Barjaktarovic qui avait soufflé sa huitième bougie en novembre, anticipant mon tout premier salaire pour basculer de quelques dizaines de livres sterling dans le rouge de mon épargne, voilà que j'affrontais les dettes pour au moins un mois. Demander une avance sur ma paie de février n'aurait peut-être pas été non plus la meilleure solution à cette situation.

Le soir où les portes de L'Arrabbiata restaient closes, j'ai pris l'air. J'ai délaissé mon tablier à lignes bleues et ma toque blanche pour porter une tenu plus sombre, passe-partout, à dominante aubergine. Je décidais de ne pas rester à la maison, sans certitude d'être malade ou non. Je considérais mes légères migraines comme le résultat d'une adaptation à des horaires de travail aussi contraignants que les deux heures de route jusqu'au centre de perfectionnement de tennis des West Midlands. Par précaution néanmoins, j'épargnais le risque à ma fratrie de leur transmettre le moindre état de faiblesse qui parfois me gagnait, et me rendis au cinéma du quartier, emmitouflée dans une grosse laine à col roulé et deux paires de chaussettes mauve bien épaisses. Mieux valait prévenir que guérir !

Je pénétrais dans le hall d'entrée où les bornes d'arcade de Noël n'avaient toujours pas été démontées. Toutefois hors service, celle avec les têtes de lutins qui apparaissaient par les trous et qu'il fallait taper à l'aide d'un marteau me rappela l'amusement qui nous avait marqué avec des amies le mois précédent. Je m'avançais ensuite vers le guichet, scrutant l'écran où était renseigné le nombre de places encore disponibles pour les séances à venir, dans chaque salle. Triste fréquentation là aussi en cette période très calme, j'avais l'embarras du choix sans avoir pris connaissance des films à l'affiche lors de cette semaine. Peu importe le ticket que j'achetais, j'allais pouvoir m'asseoir où je le voudrais.
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