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It's so hard to see you again ❄︎ Arleen

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Je suis un habitant d'Avalon.
◈ Date d'inscription : 21/02/2017
◈ Messages : 85
◈ Age : 23
◈ Orientation Sexuelle : J'aime les Femmes
◈ Côté Coeur :

Elle est là, ses cheveux de feu ne quittent pas son esprit. Ses flammes le consument toujours de l'intérieur, même si elle ne lui appartient plus, lui, il lui appartient toujours.
◈ Enfants : Archie ne connait pas son existence, mais pourtant il a un fils de trois ans, Néo.
◈ Profession : Le blond se retrouve entre deux feux, rentrer à Paris et reprendre son boulot de barman, ou hérité de la direction de l'entreprise de son père
❄︎ Archie est né à Avalon et y a grandit. ❄︎ Il a une soeur jumelle, Cassandre. ❄︎ Il est sortit pendant quatre ans avec Eileen et lui avait même demandé de l'épouser au bal du lycée. ❄︎ Il a un fils de trois ans dont il ignore l'existence. ❄︎ Il est partit vivre en France, à Paris, pendant quatre ans. ❄︎ Il a abandonné ses études là bas. ❄︎ Son père vient de mourir, et il est la cause de son retour en ville.
◈ Crédits : @Lena (ava.) @tumblr (gif 1 & 2 profil) @Lena (gif 3 profil)
Je suis un habitant d'Avalon.
Ven 24 Fév - 17:05
It’s so hard to see you again
Arleen
What we find in a soulmate is not something wild to game but something wild to run with.

La mort. C’est un concept tellement vague, floue, que tout le monde se pose des questions dessus. Et surtout de ce qu’il se passe après. Est ce qu’on reste toujours là, avec nos proches, à veiller sur eux d’une manière ou d’une autre? Est ce que notre esprit s’envole vers un autre monde plus calme, serein, ou au contraire encore plus diabolique que celui dans lequel nous avons vécus? Ou est ce que la mort est la fin définitive de tout? Ces trois derniers jours, Archie n’arrêtait pas de ruminer toutes ces questions dans sa tête. En plus du deuil qu’il avait à traverser, il avait promit à sa mère qu’il s’occuperait de tout. Après tout, ça faisait bien quatre ans qu’il ne s’occupait de strictement rien, depuis qu’il était partit de la maison. Il pouvait bien s’occupait de ça, même si ça ne lui plaisait pas des masses. Au moins ça soulageait sa mère et sa soeur, alors ce n’était pas plus mal. Ce n’était pas parce que le blond était habitué à vivre dans une douleur constante depuis quelques années que c’était le cas du reste de sa famille, bien au contraire. Oui, il était partit, mais ils avaient continué à vivre sans lui, se contentant du peu de nouvelles qu’il pouvait bien leur donner de temps en temps. Sa mère prenait toujours autant soin d’elle, et même si l’âge commençait à se voir sur les traits de son visage, elle restait la belle femme qu’elle avait toujours été. Cassandre, sa soeur, était devenue une étudiante brillante, promise à un grand avenir suite à ses efforts. Archie ne pouvait qu’en dégager une grande fierté. Au moins un sur eux deux avait réussit sa vie, et mine de rien, c’était assez réconfortant. A peine était-il arrivé la veille que sa mère lui avait déjà signalée que la prospérité de l’entreprise de son père était entre ses mains. Soit il la reprenait, soit elle était rachetée. Encore une décision difficile à prendre, surtout dans un esprit aussi perdu que celui du blond. Reprendre la direction de l’entreprise de son père signifiait revenir vivre ici, à Avalon, cette ville qu’il avait décidé de fuir, quatre ans plus tôt. Mais repartir sur Paris, reprendre son boulot de barman aux pieds de la tour Eiffel… Ce serait comme trahir son père et laisser son héritage aux mains d’une personne qui risquait de réduire tout son travail en cendres. Vous comprenez maintenant pourquoi Archie n’a pas fermé l’oeil de la nuit, se contentant d’arpenter sa chambre en loin en large et en travers, de se poser cinq minutes devant la télé avant de recommencer à faire les cent pas.

Voilà qu’aujourd’hui, il était sortit de chez lui, le teint pâle, et des cernes violettes se dessinant sous ses yeux. Vu l’endroit où il se rendant, personne ne prendrait en compte son état cadavérique du moment. Une veste chaude sur les épaules, et une cigarette sur le coin des lèvres, le jeune Solomos avait rendez vous aux pompes funèbres. Pour choisir le cercueil dans lequel son père allait reposer pour le reste de l’éternité. Casse lui avait proposée de l’accompagner, mais il avait refusé. Il ne voulait pas ajouter une douleur supplémentaire à sa soeur, et dans une situation comme celle-ci, c’était beaucoup mieux que cette dernière reste avec leur mère. Le blond avait mit une bonne heure à choisir cette fameuse boîte du dernier voyage, se demandant constamment si ça aurait plût à son père, ou même si c’était vraiment important. Pourquoi c’était autant prise de tête de choisir quatre planche en bois qui au final contiendrait le corps de quelqu’un qui n’était plus là? Est-ce qu’il allait recevoir un coup de foudre divine en pleine troche s’il se plantait? D’ailleurs, est ce qu’on pouvait vraiment se tromper dans ce genre de choix? Oh oui, Archie manquait vraiment d’heures de sommeil, à se poser des questions de ce genre, et en réalité, ç’en était encore plus fatiguant. Il fait besoin d’un café de toute urgence. A peine sortit de l’entreprise de pompes funèbres, le blond s’était allumé une nouvelle cigarette, passant une main sur son visage fatigué avant de laisser ses pas l’entraîner vers le café le plus proche. Café qu’il connaissait bien pour y avoir passé de nombreuses heures quand il était encore un simple adolescents souriant et plein de vie. Peut être que ce n’était pas une bonne idée de s’y rendre, dans ce café d’ailleurs. Il avait beaucoup de souvenirs entre ces murs, dont certains qu’il préférait oubliés, en fait. Mais il avait beaucoup trop besoin d’un café pour se soucier de choses de ce genre.

Ecrasant sa clope sous son talon et recrachant les dernières traces de fumée qui restaient dans ses poumons, Archie poussa la porte de l’établissement, retrouvant cette odeur, et ce décor qui lui était tant familier. En plus de ça, le personnel n’avait pas changé, et c’est avec un grand sourire de surprise que le jeune homme fut accueilli au comptoir. « Archie, ça fait plaisir de te voir! La même chose que d’habitude? » Se forçant à sourire, le blond approuva d’un hochement de tête, ne pensant pas qu’il était la peine de préciser qu’il n’y aurait qu’une seule commande, cette fois. Et en effet, ce n’était pas la peine de le faire. Remerciant la jolie serveuse, il régla la note de sa commande avant de saisir son café au moment où son téléphone sonnait. Un coup de fil de sa mère. « Allô? » Calant le combiné entre son épaule et son oreille, le jeune homme reposa sa commande sur le comptoir pour pouvoir ranger son porte feuille dans sa veste. « Mon chéri, tu as finis? Ça s’est bien passé? » Retenant un soupire, Archie reprit son téléphone en main, ainsi que son si précieux café, avant de se diriger vers la sortie. « Oui, maman, tout s’est bien passé. Tout est prêt, il faut juste que tu passes signer un papier, pour autoriser… » Le blond n’eut jamais l’occasion de terminer sa phrase. Alors qu’il sortait de l’établissement, sans vraiment regarder où il allait, il doit bien l’avouer, son corps heurta quelque chose, laissant son café voler un peu dans tous les sens et brûler légèrement la peau de sa main sur son passage. Prêt à péter un véritable scandale, impulsif et sur les nerfs comme il l’était, sa bouche s’était déjà ouverte, prête à sortir une foulée d’injures très politiquement incorrectes. Sauf que ses mots restèrent bloqués dans sa gorge à la vue du visage de la jeune femme visée. Il en lâcha même son gobelet, le reste de son café s’étalant sur le sol, sa bouche grande ouverte, et ses yeux, brillants et douloureux. « Eileen… » Ça faisait presque quatre ans qu’il n’avait pas prononcé ce prénom, et ç’en était devenu étrange, alors que par le passé, c’était la chose la plus naturelle qu’il faisait tous les jours. A présent, ça ne restait qu’un lointain souvenir, lumineux, mais qui se ternissait un peu plus à chaque minute.

Archie finit par se ressaisir, secouant la tête, il ramassa le gobelet qu’il avait fait tomber, ne pouvant malheureusement rien faire pour le liquide qui commençait à s’imprégner dans le béton du trottoir. Son regard se releva ensuite, croisant les yeux verts de la rousse devant lui, ces yeux qu’il adorait tellement admirer à une époque. Est ce que c’était toujours le cas? Peut être, mais en tout cas, il n’en avait plus le droit. « Ça va t’as.. Euh… Rien de cassé? » Le blond se rendit compte de la débilité de sa question à peine sa dernière syllabe prononcé. A quoi ça serait de rester là? Il devrait fuir, et arrêter de se torturer encore plus, en restant devant elle, en regardant son visage, ses cheveux, ses yeux. En la regardant elle, cette jeune femme qu’il connaissait si bien à une époque et qu’il avait fuit comme un pauvre lâche. Franchement, ça ne l’étonnerait même pas qu’elle lui réponde d’une simple claque bien mérité. Alors oui, il devrait partir. Mais il ne pouvait pas. Elle avait toujours cette emprise sur lui qui l’empêchait de la fuir quand elle se trouvait juste à côté de lui. Même après toutes ces années. Il ne pouvait pas résister à cette attraction. Et pourtant, la douleur qu’il ressentait en ce moment même était encore plus intense que quand elle se trouvait loin de lui. Tout était pire, parce qu’il la voyait, il pouvait sentir l’odeur de son shampooing à la vanille, voir son visage adopter cette expression de surprise sans pouvoir la toucher, ni même l’effleurer. A cet instant, Archie aurait tellement aimé revenir en arrière, ne jamais répondre à ce coup de téléphone, quitte à ignorer que son père était mort. Il aurait aimé ne jamais revenir, pour ne plus avoir à supporter ce mal qui refaisait surface sans qu’il ne puisse rien y faire.
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Shadow World

and it's always hurt.


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Je suis un habitant d'Avalon.
◈ Date d'inscription : 21/02/2017
◈ Messages : 51
◈ Orientation Sexuelle : J'aime les Hommes.
◈ Côté Coeur : C'est très compliqué. Malgré les années qui passent, j'ai toujours derrière moi le fantôme d'un homme. Mais, je suis surtout une mère célibataire.
◈ Enfants : J'ai un fils, Néo. Il va bientôt avoir trois ans. Et oui, déjà.. Il est véritablement LA personne qui me maintient en vie. Si j'avance encore aujourd'hui, c'est surtout pour cette petite bouille aux yeux si magnifiques -oui, ce sont ceux de son père..-. D'autant plus qu'il est le seul lien qu'il me reste de lui.
◈ Profession : Actuellement, je travaille chez moi, en tant que graphiste. Un métier plutôt sympa qui, pourtant, n'aurait pas dû être ma première vocation.

◈ Crédits : Archinou le plus chou ♡
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Mar 28 Fév - 1:24
It's so hard to see you again..
“It’s never a good time for some news, but it’s always the right time for the truth. The longer a lie is held, the more difficult it becomes to reveal the truth. If it’s held a long time, two truths must be told; the original lie, and the reason it was held and covered so many times for so long. One becomes a thousand, and one is easier to forgive, and maintain trust, than many. Revealing is painful, but sooner is always easier, less painful, and better than later.”

Il y a des jours comme celui-là où on devrait s'attendre à tout. Si j'exagère en utilisant ce mot-là ? Non. Absolument pas. Tout est clair dans ma tête, nettement plus que ça le sera d'ici peu. Lorsque je vais tombée nez-à-nez avec mon premier et unique -à ce jour, et sans doute pour toujours- amour. Tout va bien finir par s'écrouler. Ce petit monde que je me suis forgée depuis ces années, seule avec Néo. Tout va être remis en jeu, une fois de plus. A croire que nos p'tites vies vont en avoir assez de nous en faire baver depuis bien des années, déjà. Quoique, rien ne sera facile pour autant. Il y a des choses auxquelles on préfère ne pas penser, juste pour ne pas bousculer son quotidien. Bien entendu, je me suis demandée, plusieurs fois, comment j'allais bien pouvoir réagir le jour où je le reverrai. Ce n'avait pas été faute d'avoir voulu lui écrire à de nombreuses reprises durant ma grossesse. Pour tout lui dire. Sa paternité qui ne faisait aucun doute, le simple fait qu'il me manque.. Mais, je ne me sentais pas légitime de lui envoyer un tel message. Des lignes que j'ai pourtant écrite un nombre presque incalculable de fois , mais qui ne restaient qu'au stade d'un énième brouillon qui n'allait jamais être envoyé. Je ne pouvais pas lui dire que j'étais enceinte, que je voulais garder ce petit qui était le nôtre. Je n'y arrivais véritablement pas. Pourquoi faire, au final ? Pour qu'il revienne vers moi juste par une sorte de pitié ? Qu'il s’enchaîne à moi par obligation ? Pour qu'il ne revienne ici que pour son rôle de père ? Qu'il me rejette, pour vivre sa vie à la Parisienne en me disant qu'il est véritablement mieux sans moi ? Qu'il pense que je ne reviens vers lui que pour lui soutirer de l'argent pour le p'tit ? Non. C'était impensable. Et pourtant, oui, je savais qu'il était en droit de le savoir. Il me suffisait, pourtant, de relire son dernier mail envoyé pour me résoudre à tout effacer, à tout fermer puis à tout éteindre. Même après la naissance de Néo, j'ai essayé sans jamais réussir à cliquer sur ce simple envoyer. Aujourd'hui encore, cela m'arrive. De rédiger toute cette folle histoire pour laquelle je suis, au final, plus que coupable d'un silence qui n'aurait jamais dû. Si c'est une peur ? Bien entendu. Avec son départ, je me suis bâtie ma propre vie. Plus indépendante que je ne l'ai été jusqu'à présent, mais surtout plus seule que jamais. Mon propre appartement, un boulot qui arrive à payer le loyer ainsi qu'à boucler le mois sans coupure de chauffage ou d'électricité.. Les rares écarts que je m'autorise, ils ne sont que pour Néo. J'essaie de lui offrir la meilleure vie possible. Pour qu'il ne manque de rien et soit heureux. Car c'est dans son sourire que j'arrive à retrouver le mien. Si je m'attendais à revoir son père ? Non. Forcément et clairement, non.

Le téléphone collé à l'oreille, j'ai commencé ma journée de boulot sans trop traîner. Disons que Néo n'a pas vraiment dormi de la nuit donc moi non plus, prenant ainsi un peu de retard sur une demande qui doit être bouclée d'ici quelques heures, au mieux. Sinon, elle va me passer sous le nez. Et franchement, je ne peux pas me le permettre. J'ai besoin d'occuper mes journées de sorte à ce que mes rentrées d'argent soient les plus nombreuses possible. C'est pour cette raison qu'une fois Néo réveillé, douché et le ventre bien rempli, je n'ai pas tardé à m'armé de mon ordinateur portable avec ma fidèle tablette graphique pour m'occuper de tout ce joyeux bordel dans le salon, histoire de garder un oeil sur le p'tit qui joue tranquillement, comme toujours. J'ai énormément de chance d'avoir un fils aussi posé en temps normal, et plutôt autonome dans sa façon de s'occuper. Même si je m'accorde de nombreuses pauses pour pouvoir jouer un peu avec lui, il sait aussi passer le temps comme un grand garçon. Et ça, même si je le garde toujours dans mon champ de vision. Là, il s'amuse avec son super tapis de jeu, représentant un immense circuit, le tout avec une trentaine de p'tites voitures qu'il a sorti parmi sa collection d'une bonne centaine de p'tits bolides en tout genre. S'il est gâté ? Sans doute un peu trop. Mais, je tiens tellement à lui, que je ne fais pas réellement attention à ce genre de détail. Bien entendu, il n'est tout de même pas au rang d'enfant roi puisqu'il connait les limites à ne surtout pas dépasser. Et avec tout ça, ce p'tit est d'une intelligence folle.. J'ai du mal à me concentrer ainsi qu'à rester sur place. Pourquoi ? Simplement parce que je n'ai pas eu le temps de me défouler en allant courir un peu. J'ai juste eu le temps de sortir Buzz après avoir attendue que la voisine -et nounou officielle et improvisée- soit arrivée. Et oui, je n'avais vraiment pas à cœur de réveiller le petit alors qu'il a eu du mal à s'endormir.. Cela n'avait pas été suffisant. Je le sens intérieurement. Il faut que je sorte dès le boulot terminé. Même si ce ne sont qu'une trentaine de minutes. Ce n'est vraiment pas énorme, mais je vais m'en contenter pour cette fois.

Il ne me faut pas bien longtemps pour être prête à partir. J'attends simplement le retour de ma chère voisine, toujours là lorsque j'ai besoin de quelqu'un pour le p'tit, pour pouvoir partir et me décrasser un peu. Tout en démêlant mes écouteurs -et oui, je n'arrive pas à courir sans musique-, je sens mes jambes devenir de plus en plus incontrôlables à mesure que les minutes s'écoulent, jusqu'à ce qu'on toque à la porte. Ouverte à la volée, je tombe ainsi sur ma chère voisine retraitée, que Néo adore en plus, pour presque soupirer de soulagement. La libération approche à grands pas. Un dernier bisou au p'tit, et me voilà partie pour ce petit moment rien qu'à moi, mais qui va prendre une tournure inimaginable. Vraiment.. Toute cette petite course se passe plus que bien. J'en avais besoin, même si je me suis imposée un rythme nettement plus poussé qu'habituellement, ne pouvant pas traîner en longueur. J'ai une bouche qui m'attend, bien affamée, à nourrir après tout. C'est d'ailleurs pour Néo que je prends le temps de m'arrêter à la boulangerie, pas loin de cet endroit qui réveille en moi, à chaque fois, un lot de souvenirs qui me rend dingue. Mon p'tit cœur se resserre alors que je vois cette fameuse entrée qui était, en quelque sorte, notre quartier général. J'y ai passé énormément de temps. Y retourner, ce n'est jamais très facile, bien que j'essaie de m'y forcer pour diverses raisons. Toujours ma musique dans les oreilles, je m'arrête un instant pour voir si j'ai bien mon p'tit porte-monnaie sur moi. Juste pour ne pas entrer dans la boulangerie sans avoir de quoi payer. Le genre de plan qui fait toujours désordre et que j'évite autant que possible, même si je suis assez étourdie dans le genre. Déjà, quelle idée de s'arrêter au plein milieu du trottoir, avec la musique assez forte -et donc incapable de voir qui s'apprête à me foncer gentiment dedans-. Fichu hasard qui s'éclate affreusement bien avec ma vie. Me voilà donc, bien malgré moi, presqu'entre des bras typiquement masculins. Un contact que je ne connais que trop bien et qui m'arrache un frisson dans le bas de mon dos alors que ce gobelet qu'il avait alors en main termine sa course par terre. Retirant mes écouteurs, je suis à deux doigts de l'incendier si je m'écoutais. « Eileen… » Tiens donc, il sait encore comment je m'appelle. Mon regard se plante dans le sien -mais, pas trop quand même, pour ne pas risquer de m'y perdre-, alors que l'un de mes sourcils se dresse sous la surprise. Sincèrement, cette rencontre surprise me désarçonne comme ce n'est pas permis. Comment réagir ? Faire comme s'il était comme n'importe qui ? Quoi lui dire ? La vérité ? Lui aboyer dessus par rapport à ce mail envoyé des années en arrière ou face à cette situation ? Lui présenter mes condoléances pour son père ? Et oui, sa mère m'a contacté et je le sais.. J'opte alors pour le silence, même si mon regard ne le quitte pas lorsqu'il se baisse pour ramasser son gobelet désormais bien vide. « Ça va t’as.. » Oui, ça va parfaitement bien. Tout va pour le mieux, là. Je vois juste l'homme qui est le père de mon fils resurgir sans prévenir dans la ville, sans doute tâchée par son café renversé et le cœur littéralement en vrac.. Mais à part ça, c'est l'éclat' ! « Euh… Rien de cassé ? » Doucement, je secoue la tête de gauche à droite. Allons, il m'en faut plus pour me casser. Ou alors, ce qui peut l'être l'est déjà depuis son départ. Comme me larguer dans un mail ? Soupirant, je le regarde quelques secondes. Je prends grand soin d'éviter de me perdre dans ses yeux. Cela signerait ma fin. « Archie. » ou l'homme que j'aime détesté ou que je déteste aimé, encore, maintenant. Malgré ces années d'éloignement. Il n'y a qu'à sentir mon cœur s'emballer, doucement, pour savoir qu'il ne l'a clairement pas oublié. Malheur à moi.. « Ca va. T'inquiète pas pour moi. » OK, c'est peut-être annoncé quelque peu sèchement, mais.. Allez-y, mettez-vous donc un peu à ma place ! Soupirant doucement, juste pour ne pas lui montrer à quel point je suis surprise de le voir, je détourne mon regard vers mon haut. Bien saboté. Mais, je m'en fous. Royalement. « Les bonnes vieilles habitudes sont toujours là, pas vrai ? » que je lui demande alors, fixant un instant ce gobelet au nom qui nous est bien trop connu, à nous deux. Je ne sais même pas quoi lui dire. Cette question qui n'en est pas vraiment une, c'est le seul truc qui m'est venu à l'esprit à part tourner les talons et me barrer. Bon, cette option-là, je la garde bien de côté. On ne sait jamais après tout..
© Mister Hyde




Never ignore a person who loves you, cares for you, and misses you. Because one day, you might wake up from your sleep and realize that you lost the moon while counting the stars. ©by anaëlle
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◈ Enfants : Archie ne connait pas son existence, mais pourtant il a un fils de trois ans, Néo.
◈ Profession : Le blond se retrouve entre deux feux, rentrer à Paris et reprendre son boulot de barman, ou hérité de la direction de l'entreprise de son père
❄︎ Archie est né à Avalon et y a grandit. ❄︎ Il a une soeur jumelle, Cassandre. ❄︎ Il est sortit pendant quatre ans avec Eileen et lui avait même demandé de l'épouser au bal du lycée. ❄︎ Il a un fils de trois ans dont il ignore l'existence. ❄︎ Il est partit vivre en France, à Paris, pendant quatre ans. ❄︎ Il a abandonné ses études là bas. ❄︎ Son père vient de mourir, et il est la cause de son retour en ville.
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Mar 7 Mar - 14:24
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Le regret est quelque chose que tout le monde a connu un jour dans sa vie, à différents degrés. Certains regrets passent avec le temps, se tassent, et se compense par nos actions pour nous racheter, par le sourire de notre entourage, leur fierté. Mais certains regrets restent indélébiles. Ceux là vous ronge de l’intérieur, vous empêche même de respirer certaines fois. Ils procurent en vous cette douleur invisible, et pourtant non ignorable. Cette douleur fantôme, et qui pourtant paraît si réel, vous donnant l’impression d’avoir le coeur brisé. Archie ressentait ça. Il avait le coeur brisé, en plus d’un million de petits morceaux, et ce, depuis quatre ans maintenant. Il n’avait même pas essayé d’en recoller les morceaux malgré cette douleur déchirante, jamais. Il pensait ne pas le mérité tout simplement. Et il n’avait rencontré personne capable de l’aider à faire ça. Parce qu’il savait que la seule qui pouvait le reconstruire, il la connaissait déjà. Et il avait tout gâché. Il avait tout abandonné comme un pauvre lâche, au lieu de se battre. Tout ça parce qu’elle s’éloignait de lui, et qu’il pensait que c’était ce qu’elle voulait. Tout ce qu’il voulait lui, c’était qu’elle soit heureuse, avec ou sans lui. Son bonheur n’avait aucun sens si elle ne l’était pas. Et il pouvait vivre avec ça, il pouvait vivre avec cette douleur tant que le coeur de cette jeune femme battait encore, que ce soit pour lui, ou pour quelqu’un d’autre. Il ne pouvait tout simplement pas se comporter comme un égoïste avec elle, il l’aimait beaucoup trop pour ça. Et il ne supportait pas de la faire souffrir. Sauf qu’il ne savait pas, qu’en l’abandonnant, c’était ce qu’il avait fait. Il lui avait brisé le coeur à elle aussi, en plus de briser le sien. Il avait privé son fils de son père, ce petit être qui grandissait en elle à l’époque, et qui aujourd’hui encore était si fragile. Il s’était laissé dupé par son meilleur ami, et par les réseaux sociaux de la rousse, en voyant ces photos où elle avait le sourire. Elle paraissait heureuse, rayonnante, comme elle l’avait toujours été. Mais Archie ignorait que c’était son petit garçon qui était la cause de ce sourire. Leur petit garçon. La seule partie de lui qu’il avait laissé en partant, qu’il avait laissé à la personne qu’il aimait le plus.

Revenir n’était certainement pas une bonne idée. Il savait qu’il risquait de la croiser à tout moment, à tous les coins de rues, n’importe où, à n’importe quelle occasion. Mais cette fois ci, il n’avait pas eut le choix. Même s’il avait été particulièrement égoïste ces quatre dernières années, il ne pouvait pas abandonné sa famille dans un moment pareil. Pas alors que son père venait de mourir. Ce dernier qui devait déjà être très déçut avant sa mort, le serait encore plus s’il n’avait pas sauté dans cet avion. Même s’il souffrait déjà assez comme ça, il n’avait pas le choix, il fallait qu’il prenne sur lui. Pour sa mère qui venait de perdre son mari, et qui avait toujours été là pour lui. Et pour sa soeur jumelle aussi, la seule autre personne qui arrivait totalement à le comprendre sans même avoir à parler. Ils avaient toujours eus ce lien particulier, cet espèce de légende autour des jumeaux comme qui ils étaient connectés. Et ils l’étaient, connectés, d’une façon qu’aucun des deux ne saurait expliquer. Archie avait sut, au fond de lui, que quelque chose de grave s’était passé, avant même que son téléphone sonne. C’était comme s’il avait ressentit la douleur de Cassandre avant d’en comprendre la cause. Et si lui il avait ressentit ça à ce moment là, il ne préférait même pas imaginer ce qu’il faisait traverser à la brune tous les jours. Peut être que comme lui, elle s’était habituée à cette douleur sourde qu’il ressentait. Ou peut être qu’elle s’était tout simplement envolée, de son côté. Il l’espérait, parce qu’il ne pouvait pas accepté d’être le responsable de sa souffrance. Que lui en bave, picole comme un trou, et ait gâché littéralement sa vie, c’était pas grave, mais sa soeur, c’était autre chose. Personne n’avait le droit de la faire souffrir, pas même lui. C’était pour ça qu’il avait décidé de s’occuper de tout, en arrivant. De l’enterrement, du cercueil, de l’église, de tout. Il ne pouvait tout simplement pas laisser sa mère faire ça, alors qu’elle avait déjà du mal à tenir debout. Même si elle ne le montrait pas, qu’elle se montrait forte devant eux, comme une vraie maman, Archie n’était pas idiot. Il voyait bien qu’elle était brisée. Même si ses enfants étaient encore là, elle venait de perdre son mari. Elle venait de perdre l’homme qu’elle avait aimée, épousée, et chérit. Après avoir été séparé d’Eileen, le blond ne pouvait que comprendre ce qu’elle ressentait. Et il en avait encore plus le coeur brisé, de la voir comme ça, de voir cette douleur dans ses yeux. La seule chose qui pouvait le rassurer, c’était qu’il la savait forte; ça aussi, il pouvait le voir dans son regard. Et il aurait aimé, hériter de cette force, de ce courage qu’elle pouvait avoir. Malheureusement, c’était Cassandre qui avait eut droit à cette partie de la personnalité de leur mère. Et au final ce n’était pas plus mal. Au moins Archie était rassuré de savoir qu’elle pouvait encaisser plus de choses que lui même le pouvait.

Il pensait être au bout, réellement. Il ne se sentait pas capable d’en supporter plus. Il pensait que si un autre truc lui tombait dessus maintenant, lui aussi, il allait tomber, mais du haut d’un pont. Pour l’instant, il arrivait encore à faire comme si tout allait bien devant les autres. Il arrivait à servir de légers sourires aux inconnus qui faisaient largement l’affaire. Il arrivait à discuter calmement, à être charmant et charmeur. Mais ce qui allait se passer d’ici quelques secondes changerait tout. Absolument tout. Au téléphone avec sa mère, il la mettait aux nouvelles. Bien sûr elle s’était inquiétée, ce n’était pas étonnant, elle s’inquiétait pour tout. C’était sa mère, après tout. Et elle allait certainement encore plus s’inquiéter quand elle allait entendre ce qui était en train de se passer. Parce que bien sûr, quand Archie, qui ne regardait pas où il allait, heurta cette petite personne, sa mère était toujours en ligne, elle entendait toujours tout. Et il avait suffit que le regard du blond se pose sur cette magnifique rousse pour qu’il en oublie l’existence de son téléphone. Et de tout le reste autour. Lui qui pensait ne pas pouvoir ressentir une douleur encore plus grande, il sentit son coeur se casser à nouveau en un milliard de petits morceaux cette fois. Il le savait. Il n’aurait pas dû revenir. Il n’aurait pas dû sortir de la rue, sortir de chez sa mère. Il aurait dû resté enfermé comme un ermite, et sortir juste pour se rendre à la cérémonie. Il se sentait tellement mal, comme ça, devait elle, qu’il était prêt à se planquer dans un trou de souris, qu’il y rentre ou pas, d’ailleurs. « Archie. » Sa voix sonnait avec une douceur étonnante à ses oreilles, comme s’il en redécouvrait la mélodie, sauf que cette fois ci, au lieu de lui donner le sourire, elle lui donnait envie de se rouler en boule et de pleurer toutes les larmes de son corps. Oui, ce n’est pas très viril, mais à cet instant là, c’était ce qu’il ressentait. Et c’était ça d’avoir le coeur brisé, de se retrouver devant l’être aimé sans pouvoir le toucher, sans pouvoir le serrer dans ses bras. Sans pouvoir l’atteindre, alors que c’était tout ce qu’il désirait, tout ce dont il avait besoin pour être heureux. « Ca va. T'inquiète pas pour moi. » Je m’inquiéterais toujours pour toi.  C’était une vérité. Mais une vérité qui ne sortait pas de sa bouche, même s’il mourrait d’envie de le lui dire. Il ne pouvait pas, il ne devait pas lui faire ça. Il n’avait pas le droit de revenir de cette façon dans sa vie, de lui dire qu’il ne l’avait jamais oublié, qu’il l’aimait toujours, et qu’il l’aimerait jusqu’à ce qu’il rende son dernier souffle. Que son coeur était brisé depuis qu’elle n’était plus là pour en prendre soin. Il ne pouvait pas la mettre dans une situation de ce genre. Alors il se contenta d’encaisser, les larmes aux yeux certes, mais il ne releva pas. « Les bonnes vieilles habitudes sont toujours là, pas vrai ? » Suivant le regard de la rousse, celui d’Archie se posa alors sur le gobelet qu’il tenait dans les mains. Et dans lequel il ne restait plus qu’un fond. Tant pis, il s’en contenterait bien, et au pire, ça lui donnerait une excuse pour rentrer le plus vite possible chez lui, y boire un vrai café avant de se jeter sur l’une des vieilles bouteilles de bourbon de son père. Après la conversation qui allait suivre, il en aurait certainement besoin, de toute manière. « Il faut croire, oui. » Laissant échapper un léger sourire, le regard du jeune homme osa enfin se poser sur Eileen et croiser ses yeux. Ses yeux, de ce vert fascinant, dans lesquels il s’était perdu tellement de fois. Ses yeux qui, quand ils brillaient de joie, faisait bondir son coeur. Mais là il n’y lisait pas de la joie, seulement de la tristesse, de la douleur. C’était comme si le regard de la rousse était un reflet du sien, même s’il y percevait quelque chose de légèrement différent. Mais il ne saurait pas dire ce que c’était. « Alors… Qu’est ce que tu deviens? » Il savait qu’il aurait dû partir, stopper cette conversation ici, faire demi tour, rentrer chez lui, et ne plus en sortir jusqu’à la cérémonie. Mais c’était plus fort que lui. Il avait envie de passer quelques minutes avec elle, de pouvoir la regarder, la toucher, la sentir. Même s’il savait qu’il en souffrirait encore plus quand il la quitterait, c’était plus fort que lui. Il l’aimait toujours, et l’amour, ça nous fait faire des trucs complètement dingues. « Enfin, sans vouloir être indiscret… » Il ne savait pas comment elle allait réagir à cette question, et se disputer avec elle, c’était la dernière chose qu’il désirait. Même s’il savait que ça allait certainement arriver. Après ce qu’il s’était passé, il ne pouvait pas y échapper, mais il voulait limiter les dégâts le plus possible. Enfin, si c’était quelque chose de réalisable après tout ça.
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